LA CAMPAGNE - de Martin Crimp

 

Corinne et son mari médecin, Richard, ont emménagé à la campagne, comme pour fuir un passé qu’eux-mêmes cernent mal. Dans une ambiance qui aurait dû – dans leurs fantasmes – être champêtre, la jeune et troublante Rebecca, par sa présence au milieu de la nuit, lézarde leur monde fragile.

 

Corinne, Rebecca et Richard se regardent, mais ne se voient pas. Leurs yeux glissent sur l’enveloppe. Ils sentent à peine les bas-fonds qui pourtant ne cessent de se manifester. Et dans la pénombre, il y a des seringues, un châle et une sacoche. Il y a aussi des souliers, une roche, des enfants qui ne se doutent encore de rien, et des malades qui meurent de solitude. Et ça craque, tout autour, et il vente, dehors, dans une nuit poisseuse qui n’en finit plus, malgré le soleil qui se lève lentement et qui, un peu, aide à la simulation. Parce que c’est justement ce qu’ils font, simuler, en s’y accrochant comme un héroïnomane à sa dose, comme nous tous à nos vies étroites et fragiles, sans vouloir entendre le monde qui gronde.

 

 

 

Mise en scène : Jérémie Niel

Traduction: Guillaume Corbeil

Interprétation: Delphine Bienvenu, Victoria Diamond, Justin Laramée

Soutien à la scénographie: Simon Guilbault

Éclairages: Régis Guyonnet

Conception sonore: Francis Rossignol

Vidéo: Jérémie Battaglia

Costumes: Fruzsina Lanyi

Assistance à la mise en scène: Jonathan Riverin

Oeil extérieur: Catherine Vidal

 

Présenté au Théâtre Prospéro du 4 au 22 octobre 2016.

Production Pétrus et le Groupe de la Veillée



Version antérieure présentée au M.A.I. (Montréal, arts interculturels) en mai 2005, et à la Maison de la culture Côte‐des‐Neiges en janvier 2006.

Production Pétrus, avec le soutien du Conseil des arts et des lettres du Québec.

 

Mise en scène : Jérémie Niel
Interprétation : Delphine Bienvenu, Justin Laramée, Catherine Lépine-Lafrance
Lumière : Réal Dorval, Jérémie Niel

 

 


« Saisissant. Il faut réclamer une reprise. » Ève Dumas, La Presse, 16 mai 2005

 

« Le plaisir de cette proposition réside dans l’intelligence de tous les instants de la mise en scène de Jérémie Niel. » Mario Cloutier, La Presse, 10 octobre 2016

 

« Niel a recours au minimum, à cette délicatesse admirable qui caractérise son travail. » Christian Saint-Pierre, Le Devoir, 8 octobre 2016

 

« Un travail scénique extrêmement cohérent […] qui sert toujours admirablement le texte. » Aurélie Olivier, Revue Jeu, 9 octobre 2016

 

« C'est dans le respect entre ce texte et ce metteur en scène que réside la force de cette proposition, un cauchemar qu'on chuchote à l'oreille d'un public captif et interloqué. » Jérémy Laniel, Voir, 12 octobre 2016