Pétrus constate, en retrait, jauge le monde, mais ne le juge, et tente d'en tirer un sens esthétique, à défaut de pouvoir le comprendre. Pétrus ne montre aucune direction, il propose une interprétation artistique du désarroi face à la multitude des routes empruntables. Il lui semble que rien n'est plus riche que le vertige métaphysique de notre finitude, désespérante et pourtant belle parce qu'éternellement mystérieuse. C'est de ce vertige qu'il tire les thèmes qui animent ses œuvres ; le sens d'une vie vouée à la mort, la solitude et l'errance qui en découlent, l'impuissance face à ce destin funeste d'animal conscient, la complexité de l'humain révélée par cette errance. Pétrus danse sur la corde hélas tendue entre émotion et intelligence pour provoquer un semblant de trouble derrière les masques, pour essayer.

 

Pétrus produit et diffuse des œuvres scéniques contemporaines. Pétrus a été fondée en 2004 par Jérémie Niel et est en résidence permanente à La Chapelle depuis 2008.

 

« Quand un homme se croit à l'abri de la mort extérieure, l'étrange et silencieuse tragédie de l'être et de l'immensité ouvre vraiment les portes de son théâtre. » Le tragique quotidien, dans Le trésor des humbles de Maurice Maeterlinck.